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Un nouveau Singapour fiscal entre Europe et Asie? La Turquie veut faire d'Istanbul un pôle financier majeur avec des exonérations XXL
information fournie par Boursorama avec Media Services 27/04/2026 à 12:59

Le gouvernement turc veut relancer le rôle de plateforme commerciale de la capitale économique, qui jouit d'une position géographique privilégiée entre Moyen-Orient et Vieux continent.

Les rives d'Istanbul, sur le détroit du Bosphore (illustration) ( AFP / ED JONES )

Les rives d'Istanbul, sur le détroit du Bosphore (illustration) ( AFP / ED JONES )

Eriger un centre financier "aligné sur ceux de Singapour, Hong Kong et des Pays-Bas". Dans le cadre d'une présentation des grandes lignes des réformes économiques en cours en Turquie, le ministre du Trésor et des finances a indiqué que le pays ambitionne d'attirer entrepreneurs et investisseurs en abaissant voire annulant la fiscalité sur les entreprises exportatrices.

Faisant valoir la situation de carrefour stratégique du pays, Mehmet Simsek a ajouté que "la Turquie bénéficie d'une position géographique exceptionnelle de corridor central" entre Europe et Moyen-Orient. Le programme de réformes poursuivi par le gouvernement turc est ainsi destiné à faire de ce pays de 86 millions d'habitants et d'Istanbul, sa capitale économique, "un des principaux pôles de la région".

Coupes drastiques dans la fiscalité

Le mot d'ordre: "Exporter davantage de biens et de services. Attirer plus de talents, d'entrepreneurs et de capitaux", a-t-il résumé. Avec ce programme de réformes, la Turquie promet "l'exonération fiscale à 100%" du commerce de transit "si l'entreprise est basée au Centre financier d'Istanbul et 95% d'exonération fiscale si l'entreprise est située en dehors".

Simultanément, pour doper les exportations, elle offre une "réduction radicale" de la fiscalité, a expliqué M. Simsek: actuellement soumis à un taux d'imposition standard de 25%, "les exportateurs bénéficieront désormais d'une réduction majeure" et se verront imposer une taxe de 14%, tandis que les exportateurs de produits manufacturés bénéficieront d'un taux unique de 9%. "L'objectif est de rendre les exportateurs turcs plus compétitifs", a résumé le ministre.

Interrogé sur les impacts de la situation internationale et du blocage du détroit d'Ormuz, alors que la Turquie dépend des importations énergétiques, notamment de Russie, le ministre a jugé la situation "difficile mais gérable". "Nous avons une faible exposition directe au détroit, quasiment aucune et nous disposons de tampons. La plupart de (nos importations de) pétrole et gaz arrivent par oléoducs ou de pays qui ne sont pas concernés par le détroit. Par conséquent, la sécurité de l'approvisionnement énergétique n'est pas en jeu", a-t-il assuré. Il a par ailleurs vanté la situation économique du pays, citant un "déficit budgétaire à 2,9% du PIB, ce qui nous donne la capacité de réagir, ainsi qu'une dette juste en dessous de 24% du PIB".

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